Une cryptomonnaie iranienne et musulmane pour contrer l’US dollar

Tout comme la Chine, son pays a décidé de faire la chasse au Bitcoin (BTC). Et à l’instar de Big Jinping et de sa crypto-yuan, Rouhani est pourtant favorable à la création d’une crypto d’Etat. Le 19 décembre 2019, le président iranien Hassan Rouhani profite de la tribune qui lui est offerte lors de la conférence islamique organisée à Kuala Lumpur en Malaisie, pour mettre sur la table l’idée d’une cryptomonnaie musulmane.

Rouhani a attribué (comme toujours) le rôle du grand méchant loup aux Etats-Unis de Donald Trump. Il a remis sur le tapis les sanctions américaines (injustifiées) contre son pays. Le président iranien espère que l’anti-américanisme fédérera les autres nations musulmanes autour de son idée d’une crypto islamique qui servira à contrer le dollar américain. 

Une crypto islamique pour une cause politique

“Un outil de domination et d’intimidation” : C’est en ces termes que le président iranien Hassan Rouhani a qualifié les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis contre son pays, dans son allocution du 19 décembre 2019 lors de la conférence islamique qui s’est tenue à Kuala Lumpur (Malaisie).

Rouhani veut créer une arme économique et financière suffisamment forte contre le billet vert. Il propose la création d’une crypto musulmane pour contrer l’hégémonie américaine.

Le président iranien compte sur la haine commune (supposée) des pays musulmans envers les Etats-Unis de Donald Trump pour convaincre ses pairs de se rallier à son projet.

L’idée d’une crypto musulmane a reçu le soutien du Premier ministre malaisien Mahathir Mohamad. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a quasiment balayé d’un revers de la main l’appel du président iranien. Il a préféré mettre en évidence la division du bloc musulman.

L’Arabie Saoudite a boudé la conférence islamique de Kuala Lumpur. L’Indonésie et le Pakistan furent également les grands absents.

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Les sœurs de la crypto musulmane

L’Iran figure donc aujourd’hui dans la liste des pays qui considère qu’une crypto d’Etat peut être une alternative au dollar américain.

La Corée du Nord avait également annoncé son intention d’émettre sa propre crypto. Le pays de Kim Jong-un organisera sa deuxième conférence crypto début 2020.

Le Venezuela a utilisé le BTC et a lancé sa propre crypto d’Etat – le Petro (PTR)  adossé au pétrole – pour contourner les sanctions américaines. Le président Maduro veut jouer au Père Noël en distribuant un demi Petro aux 8 millions de salariés du secteur public de son pays.

Une crypto musulmane au service d’une cause politique (et idéologique) : Hassan Rouhani a lancé un appel à la création d’une crypto islamique pour contrer l’hégémonie américaine. Reste à savoir si son appel sera entendu (très peu probable !) par un bloc marqué beaucoup plus par sa division que son union. Difficile de parler d’union sacrée pour le moment !

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